Hommage à notre camarade et ami Michel Gayraud

Posté par fogenerali le 16 avril 2014

Hommage à notre camarade et ami Michel Gayraud  

Retour à l'accueil newgif001.gif  Le SNACI-FO (syndicat national des cadres et inspecteurs de l’assurance FO) a tenu son Assemblée Générale annuelle le 11 avril 2014 dans les locaux de FEC-FO.

MichelNous avons rappelé l’action de notre camarade Michel Gayraud décédé le 8 décembre 2013.
Michel aura marqué de sa personnalité nos actions syndicales ces dernières années. Avec lui nous avons construit une activité syndicale opiniâtre dans la défense des salariés de Generali.

L’Assemblée Générale du SNACI a décidé de faire parvenir à tous ses adhérents et à notre fédération et de publier l’hommage que notre camarade Jean-Simon Bitter lui a rendu.

Le SNACI s’associe à Jean-Simon pour transmettre à son épouse, ses enfants et petits-enfants sa sympathie.

Hommage à Michel de Jean Simon au nom du SNACI-FO et en son nom :

Michel m’a demandé, m’a fait promettre de lui rendre hommage à l’église au nom de notre syndicat et en mon nom. Il craignait que ça heurte mes convictions. J’ai bien sûr promis mais je ne voulais pas que ça arrive. Ça n’aurait pas dû arriver.

Je connais Michel depuis des décennies mais nous avons vraiment noué une profonde amitié il y a 10 ans quand son employeur a voulu le licencier. Nous avons combattu ensemble et l’employeur a renoncé. Nous avons alors découvert de nombreux points communs et n’avons cessé de nous concerter sur les actions à mener mais aussi de discuter tout simplement par amitié.

Ce grand professionnel estimé de tous ses collègues a réalisé un outil exceptionnel pour la gestion des sinistres corporels graves, il l’a fait sur son temps libre. Mais son employeur voulait lui voler son travail. Cet employeur a dû reconnaître ses torts.

Presque tous les matins entre 7 heures et 8 heures, il me téléphonait ou c’était moi. Il m’appelait « son vieux complice ». Je lui disais souvent « pourquoi vieux ? ». Nous nous concertions sur les actions à mener dans toute la profession de l’assurance. La mémoire joue des tours et j’ai quelques fois impression très forte que nous avons encore mené ces discussions cette semaine. Pendant longtemps encore je vais devoir retenir l’impulsion de l’appeler. Il me manque terriblement, il va nous manquer à tous.  

Michel est devenu un délégué, un militant qui s’est engagé avec une énergie et une passion que ses très nombreux collègues ont connues. Il disait, en plaisantant, qu’à côté de lui, je pouvais passer pour un militant modéré. Il ne laissait rien passer, il était considéré par ses collègues comme une protection face à l’arbitraire, face aux injustices. Il s’est battu avec une détermination rare pour faire respecter les engagements qu’il obtenait en faveur des salariés. Ça lui a valu une mise à pied ! Voilà encore une chose que j’avais en commun avec lui : une procédure de licenciement et une mise à pied. 

Grâce à lui et avec lui, nous avons mené dans toute la profession, une action d’une immense importance sur la question des données médicales. Il ne tolérait pas que les employeurs transfèrent la responsabilité pénale sur les salariés alors que les procédures en vigueur chez les assureurs impliquaient la communication illégale des données médicales. Dans son entreprise il a encore une fois obtenu que l’employeur reconnaisse ses torts.

Il a succombé à la suite d’une terrible maladie. Cette maladie est connue comme celle des grands fumeurs. Or Michel n’a jamais fumé. Il m’a informé d’une enquête de la sécurité sociale sur le lien éventuel entre ce cancer et la présence de Benzène. Il m’a demandé d’agir de ne pas laisser les choses en état. Il a toujours été d’abord soucieux de la santé de ses collègues et ses amis. Il pensait d’abord à les protéger. Nous lui devons de mener cette action.

Même malade il était constamment avec nous, avec ses collègues. Quel perte pour nous tous.

Je ne peux pas évoquer Michel sans me rappeler son élégance, sa bonne humeur et son intelligence. Même dans les conflits très durs, il gardait sa courtoisie. Il pouvait donner l’impression d’être impulsif. Non c’était son énergie et son altruisme. Je suis témoin qu’il n’agissait pas sans réfléchir aux conséquences et quand il s’exposait c’était délibérément pour protéger ses collègues. C’était un grand homme qui restera dans notre conscience et qui continuera à déterminer nos actions. Il était exigent et souvent il me demandait de m’engager, toujours avec amitié.

Je suis atterré. A la douleur de perdre un ami s’ajoute celle de perdre un camarade pour notre action syndicale, de perdre comme il le disait avec affection un vieux complice.

Je pense à son épouse, à ses enfants et petits-enfants, à sa famille. Au nom de notre syndicat je les assure de notre profonde sympathie.

Jean-Simon Bitter

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